Bonne année 2011!!!

Chèrs lecteurs,

Au moment d’entrer dans cette nouvelle année, je tiens à vous souhaiter, au nom de l’équipe de Terangaweb, une année 2011 remplie de bonheur et couronnée de succès!

C’est aussi pour moi l’occasion de vous remercier chaleureusement de la confiance que vous nous renouvelez depuis deux ans et qui nous encourage chaque jour à aller de l’avant dans notre engagement.

Je vous annonce aussi que Terangaweb se rénove profondément pour prendre une ampleur plus large à travers un nouveau projet que je vous présenterai dans les prochains jours à l’occasion du lancement de notre nouveau site internet. A cet effet une nouvelle équipe de rédacteurs se met en place afin de vous proposer de façon plus régulière des articles de qualité sur l’Afrique. C’est donc un travail exaltant qui s’offre à nous pour 2011 et nous espérons avoir l’honneur et le plaisir de le partager avec vous tout au long de cette année.

Très belles fêtes de fin d’année et que 2011 soit source de succès collectif à travers le nouveau projet Terangaweb mais aussi de réussite personnelle pour chacun d’entre vous dans les projets qui vous tiennent à coeur!

Nicolas Simel
Rédacteur en Chef

Lettre ouverte à l’intelligentsia africaine

Monsieur,

Les maux, l’Afrique les accumule, les entasse, ne sait plus où les mettre tant ils abondent. Comment ? Me demanderait-on d’en citer quelques-uns ? Je n’en prendrai guère la peine car il suffit de prêter l’oreille à l’allocution du premier conférencier africain venu pour en entendre la liste plus qu’exhaustive. C’est vrai que pour vous plaindre de la situation de notre continent, vous êtes doué, cher maître. Et l’éloquence dont vous faîtes preuve pour en énumérer les responsables, ces impardonnables fautifs, est des plus grandes. Mais asseyez-vous donc sur ce banc, je vous prie, que je vous dise ce que je pense de vous. Non, vous ne vous trompez pas, il s’agit non d’une estrade mais bien du banc des accusés.

Pensez-bien que ce n’est pas vous particulièrement que je vise mais toute cette catégorie d’Africains que vous représentez. Tous ces savants et spécialistes, issus des branches les plus diverses, qui se complaisent dans une posture d’observateurs intransigeants vis-à-vis de l’Afrique, pour peu qu’ils s’en préoccupent. Comment pourriez-vous être le seul en accusation lorsque l’on sait la quantité d’experts africains disséminés ça et là, à travers le monde ?

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« Alors, tu ne m’embrasses plus Léopold ? » Mamadou Dia et Léopold Sedar Senghor, Interview de Roland Colin

visuel Afco 233.jpgTerangaweb vous propose une interview de Roland Colin réalisée par Thomas Perrot et Etienne Smith pour le compte de la revue Afrique contemporaine, n°233 et éditée par Cairn.Info . L’épisode historique qu’éclaire l’interview de R. Colin sur les différents politiques entre Senghor et Dia reste encore assez méconnu au Sénégal, et Terangaweb a souhaité lui donner plus d’écho. L’éditeur Cairn.Info a bien voulu désactiver l’accès payant à cette interview pour les lecteurs de Terangaweb. Nous le remercions chaleureusement pour cette collaboration. Vous pouvez donc lire l’intégralité de l’entretien en cliquant sur le lien ci-dessous.

“Collaborateur de Dia de 1957 à 1962 et ami de Senghor, devenu ensuite responsable associatif et spécialiste des questions de développement (Iram, Irfed), Roland Colin est un acteur-témoin inclassable de la fin de la période coloniale et du passage à l’Afrique d’aujourd’hui. Grâce à une connaissance intime des hommes et des rapports de force, il livre ici une lecture inédite de la transition historique au Sénégal et rend un hommage appuyé à Mamadou Dia pour sa vision politique et ses options en matière économique. Entretien.” Cairn.Info

http://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2010-1-page-111.htm

Qu’a fait l’Afrique de ses cinquante ans d’indépendance ?

 Titre de l’ouvrage : L’Afrique, cinquante ans après les indépendances : bilan et perspectives

 Editeur : Fondation Jean Jaurès

 Résumé : Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine (avril 2001 – mars 2003) et actuel président du principal parti politique d’opposition de ce pays, le mouvement de libération du peuple centrafricain, tire le bilan de cinquante années de gouvernements africains indépendants et analyse la situation politico-économique actuelle du continent.

 Il n’a échappé à personne que l’année 2010 est celle de la commémoration des cinquante ans d’indépendance de l’Afrique  subsaharienne. L’année aura été l’occasion pour nombre d’analystes de tirer le bilan de l’action des différents gouvernements africains sur le dernier demi-siècle. C’est dans cette veine que s’inscrit Martin Ziguélé, dont le présent ouvrage a pour angle d’analyse le résultat des politiques publiques menées par les gouvernements africains indépendants, et plus particulièrement des politiques économiques qui tentent de répondre au défi du développement. Pour ce faire, il distingue trois grandes périodes.

 Des indépendances à la fin des années 1970 : les espoirs déçus.

Selon l’auteur, cette période se caractérise par la disproportion entre, d’une part, les attentes légitimes des peuples nouvellement indépendants et, d’autre part, les moyens réels dont disposaient les élites au pouvoir pour y répondre. L’élite locale en question avait pour singularité de n’avoir quasiment aucune formation à la gestion publique d’un Etat moderne, quand bien même certains de ses représentants les plus illustres (Senghor, Houphouët-Boigny, etc.) pouvaient

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Wade n’est pas obligé…

La constitution est la charte, l’ensemble des textes de loi fondamentaux qui déterminent la forme de gouvernement du Sénégal, le régime et les institutions de l’Etat.”

 (examen.sn)


Le débat sur la recevabilité de la candidature de Me Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, à un troisième mandat, a pris une certaine ampleur qui mérite attention. Tout d’abord du point de vue politique: les Sénégalais sont fiers de la maturité de leurs institutions et de leur avancée démocratique, notamment depuis l’alternance pacifique de 2000. Ensuite sous un angle juridique: le texte adopté par le peuple et en vigueur depuis le 7 janvier 2001 semble pour le moins ambigu sur une question aussi cruciale que la limitation du nombre de mandats du Chef de l’Etat. Enfin sur le plan social: la question oppose avec virulence les tenants de la candidature de l’intéressé et ceux de son impossibilité.


Le 19 mars 2000, Abdoulaye Wade est élu au second tour avec une large coalition de partis politiques, devant le président PS sortant, Abdou Diouf, au pouvoir depuis 1981. Il prit sur lui de convoquer les Sénégalais à un référendum proposant une nouvelle constitution, adopté à une majorité historique, avec l’acquiescement de l’opposition. La nouvelle constitution a survécu, il est vrai avec moult retouches législatives selon les calculs du moment, pendant une décennie. Elle réorganise le régime en conférant plus de pouvoirs au Parlement par-ci et créant de nouvelles institutions de surveillance par-là. La démocratie sénégalaise semble renforcée et remise sur des rails plus solides. De plus, elle abroge deux dispositions qui vont faire date, à savoir le fameux article 35 qui permettait la désignation par le président sortant de son successeur, et le caractère illimité du nombre de mandats. 

 Ce dernier point est celui qui nous intéresse ici. Il est introduit par l’article 27 qui stipule: “La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. / Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire”

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Samir Amin et le « développement autocentré » (3ème et dernière partie)

En résumé, la théorie du développement autocentré de Samir Amin tient à ceci : l’espace économique mondial se structure en pôles (les pays développés) dont la suprématie s’appuie sur un modèle d’accumulation et de renouvellement du capital qui se fait au détriment de leurs périphéries (les pays sous-développés) à travers divers mécanismes dont le principal est celui de l’échange inégal. Tant que ces pays sous-développés orientent leur économie dans le sens de la structuration actuelle du système économique, c’est-à-dire par exemple en continuant de miser sur l’exportation de seules matières premières ou des composants industriels dont l’assemblage final et la plus-value resteront accaparés par le Nord, et bien ils se maintiendront dans leur position de périphérie. Les bénéfices économiques de ces périphéries ne profiteront qu’à leur bourgeoisie compradoriale, tandis que  l’écrasante masse de la population sera maintenue dans la pauvreté. Le problème est que l’élite des pays sous-développés appartient elle-même à ce système compradoriale

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